QUELS JEUX CHOISIR ?

QUELS JEUX CHOISIR ?

Les chiens sont des experts auprès desquels nous devons chercher l’inspiration. Jouer, c’est avant tout… s’amuser. Le jeu remplit plusieurs fonctions et peut être mis à profit pour perfectionner toutes sortes d’apprentissages. Oui, mais quels jeux choisir ?

Si votre chien a montré qu’il était équilibré et capable de se contrôler, certains de ses comportements méritent quelques ajustements. Comment canaliser son énergie débordante de jeune chien ? En l’empêchant de sauter ? En le rappelant au cours des promenades ?

Comment le stopper ?

L’apprentissage par le jeu Il existe cependant un moyen que l’on peut conseiller aux enfants pour stopper un chien qui joue avec excès : se taire, s’immobiliser, garder ses mains contre son corps et adopter la position dite « du poireau » (ou « de l‘arbre »). Cependant, un goûter d’anniversaire passé à faire « le poireau » n’est plus vraiment une fête ! Nous recommandons dès lors aux parents de penser à garder le chien sous leur contrôle dans ce genre de situation.

Les jeux à déconseiller

Les jeux de traction sont appréciés des chiens, et souvent des enfants et de leurs parents. Cependant, il s’agit de jeux de force dont le chien ressort souvent vainqueur, grâce à l’énergie qu’il déploie et à la persévérance dont il fait preuve. Ces victoires répétées sur le plan physique peuvent l’amener à rechercher l’affrontement dans d’autres contextes. De plus, ce jeu entraîne une excitation importante, difficile à contrôler. Enfin, le chien y apprend à serrer de plus en plus fort sa mâchoire, ce qui ne présente pas de véritable intérêt pédagogique et vient en contradiction avec la maîtrise que l’on souhaite lui faire acquérir.

Attention avec les gros chiens et les enfants très jeunes !

Une vigilance particulière doit être portée lorsque de très jeunes enfants courent à l’extérieur, en agitant les bras et en criant en présence du chien. Il peut arriver que le chien (même correctement socialisé) se trompe, ne reconnaisse plus l’enfant en tant que tel, mais l’identifie à une proie mouvante que sa nature de chasseur lui impose de capturer.

Dans une variante de ce jeu que nous pourrions intituler : « Essaye de me suivre en promenade ! », le maître se déplace selon des trajectoires modifiées sans prévenir son chien, en accélérant, en tournant brusquement. Si le chien n’est pas attentif, il « perd » son maître : c’est un excellent moyen d’inciter votre chien à garder un oeil sur vos déplacements, ce qui lui impose de ne pas trop s’éloigner.

 

Le rapport d’objets

Rapporter un objet et le donner, voilà un exercice difficile et formateur :

difficile, car plus l’excitation est grande, plus le chien a du mal à lâcher l’objet ;

formateur, car pour jouer le chien doit apprendre une règle précise et acquérir un bon contrôle de ses mouvements, et en particulier de sa mâchoire.

Les règles du jeu paraissent simples : vous lancez l’objet, votre chien doit aller le chercher, vous le ramener et le déposer devant vous. Il n’y a ni vainqueur ni vaincu, ce n’est pas une épreuve de force. Pourtant, cette règle n’est pas si évidente à comprendre pour le chien qui a une tendance naturelle à venir provoquer son partenaire, à l’inviter à le poursuivre ou à tirer sur l’objet. Le maître doit apprendre à son chien ce qu’il attend de lui. Votre chien ne lâchera pas le jouet tant que vous vous y intéresserez. A vous de faire semblant de ne plus vous soucier du jeu. En effet, dès que l’attention du maître paraît diminuer, il y a de fortes chances que la mâchoire du chien se détende et que l’objet tombe.

Les jeux utiles

La poursuite

Le jeu de poursuite n’est pas contre-indiqué, à condition que les rôles soient régulièrement inversés. Votre chien vous invite à vous suivre, et les rôles permutent souvent, aucun des deux partenaires ne dirigeant l’autre (cela suppose qu’ils soient de force comparable).

Une variante : cacher un objet

La recherche d’un objet dissimulé, avec indications et encouragements du maître pendant la recherche (« Tu chauffes, tu brûles… ») permet d’augmenter l’attention du chien, qui devient plus concentré, moins dispersé. Il apprend aussi à bien observer et à interpréter les attitudes et les gestes de son maître. Dans ces activités, les maîtres apprennent eux aussi à donner des indications claires à leur chien, en particulier en combinant postures corporelles, gestes et ton de la voix, de manière à fournir des messages cohérents qui seront rapidement et correctement perçus.

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