ET SI ON JOUAIT AVEC LUI ?

ET SI ON JOUAIT AVEC LUI ?

Pourquoi les animaux jouent-ils ? De nombreuses théories existent, mais aucune ne prétend fournir une explication complète. Pour mieux comprendre nos compagnons, voici différentes situations dans lesquelles les jeux permettent des apprentissages ou constituent un signal de communication.

Les fonctions et l’utilité du jeu

Les jeux ont-ils une valeur d’entraînement aux relations sociales ?

Cette fonction n’est pas à ce jour clairement établie, mais on peut penser que le jeu donne aux jeunes chiens l’occasion d’apprendre à perfectionner leur communication, en favorisant un contexte moins stressant.

Le perfectionnement des relations sociales

La plupart des jeux sont aussi des exercices favorables au développement musculaire et à la précision du mouvement. Les jeux de rivalité sont fréquents entre chiens comme entre enfants : jeux de poursuite, jeux de traction, jeux de bagarre, chacun peut y mesurer sa force. Ces activités sont sans enjeu véritable, mais elles participent à la mise en place de la hiérarchie entre les individus. Ainsi, les rapports de performances établis constituent des repères utilisés par la suite pour organiser les tâches dans le groupe – les plus forts pour la garde, les plus rapides pour la chasse, etc.

« Joker ! »

À l’âge adulte, les signaux de jeu peuvent être utilisés comme de véritables « jokers » lorsqu’il s’agit d’accéder à certains éléments et que le positionnement hiérarchique est ambigu. Cela explique pourquoi, lors de punitions infligées par un maître peu convaincu, donc peu convainquant, le chien peut se mettre soudainement à jouer. En effet, ne sachant pas quoi faire, il place l’interaction sur un terrain moins chargé émotionnellement. Pour cela, il « dévie » vers le jeu chaque fois qu’il ne sait pas comment se comporter vis-à-vis d’un partenaire ambivalent. Le jeu lui permet d’attendre que la situation se précise.

Le rituel de cour en est une parfaite illustration : deux chiens inconnus, fortement motivés pour se rapprocher physiquement, doivent désamorcer toute menace, tout en gardant le contrôle de l’événement ; le rituel de jeu est ainsi un préalable à tout accouplement.« Joker ! » À l’âge adulte, les signaux de jeu peuvent être utilisés comme de véritables « jokers » lorsqu’il s’agit d’accéder à certains éléments et que le positionnement hiérarchique est ambigu. Cela explique pourquoi, lors de punitions infligées par un maître peu convaincu, donc peu convainquant, le chien peut se mettre soudainement à jouer. En effet, ne sachant pas quoi faire, il place l’interaction sur un terrain moins chargé émotionnellement.

Pour cela, il « dévie » vers le jeu chaque fois qu’il ne sait pas comment se comporter vis-à-vis d’un partenaire ambivalent. Le jeu lui permet d’attendre que la situation se précise. Le rituel de cour en est une parfaite illustration : deux chiens inconnus, fortement motivés pour se rapprocher physiquement, doivent désamorcer toute menace, tout en gardant le contrôle de l’événement ; le rituel de jeu est ainsi un préalable à tout accouplement.

La récompense et la motivation

Le jeu est vraiment une récompense très efficace, car l’activité est elle-même une source de plaisir. La récompense « s’autoentretient » en quelque sorte. Jouer augmente l’envie et le plaisir de jouer… Ainsi, les chiens qui parviennent aux meilleures performances en dressage sont bien souvent les plus « accros » au jeu. Le jeu est une excellente motivation pour l’apprentissage, et les résultats obtenus en y ayant recours sont nettement supérieurs à toutes les autres techniques. Le dressage fait souvent appel au jeu pour créer ou entretenir la motivation du chien.

Jeux et hiérarchie

Le déclenchement et la fin du jeu

Les règles de la hiérarchie s’appliquent lors du déclenchement du jeu et lors de son interruption. Pourquoi votre chien a-t-il du mal à jouer avec vous ? Simplement parce que vous, le maître, figure d’autorité, ne produisez pas les messages indiquant que le jeu peut démarrer. Du coup, votre chien produit des signaux d’apaisement et ne se livre pas complètement. Déjà pour l’appeler, vous avez dû casser votre posture et modifier l’orientation de votre corps. En vous tournant, en vous baissant, et en avançant vos mains face à lui, vous parvenez à répondre à votre chien et à le faire approcher. Mais jouer est une autre affaire, car pour formuler une invitation claire à jouer, les gestes doivent être délibérément exagérés. Il faudrait presque que le maître se mette à terre pour sembler moins impressionnant et «amplifie » ses postures ! Jeux et hiérarchie Le déclenchement et la fin du jeu Les règles de la hiérarchie s’appliquent lors du déclenchement du jeu et lors de son interruption.

Pourquoi votre chien a-t-il du mal à jouer avec vous ?

Simplement parce que vous, le maître, figure d’autorité, ne produisez pas les messages indiquant que le jeu peut démarrer. Du coup, votre chien produit des signaux d’apaisement et ne se livre pas complètement. Déjà pour l’appeler, vous avez dû casser votre posture et modifier l’orientation de votre corps. En vous tournant, en vous baissant, et en avançant vos mains face à lui, vous parvenez à répondre à votre chien et à le faire approcher. Mais jouer est une autre affaire, car pour formuler une invitation claire à jouer, les gestes doivent être délibérément exagérés. Il faudrait presque que le maître se mette à terre pour sembler moins impressionnant et «amplifie » ses postures !

C’est pourquoi les chiens en général jouent plus facilement avec les enfants qu’avec les adultes, et parmi ceux-ci, plus aisément avec les femmes qu’avec les hommes, ces derniers ayant plus de difficultés à faire oublier au chien leur position hiérarchique élevée. C’est pourquoi les chiens en général jouent plus facilement avec les enfants qu’avec les adultes, et parmi ceux-ci, plus aisément avec les femmes qu’avec les hommes, ces derniers ayant plus de difficultés à faire oublier au chien leur position hiérarchique élevée.

Garder la maison ou jouer ?

Certains chiens se sont persuadés (ou ont été persuadés par leur maître) qu’ils occupent un rang très élevé dans le groupe familial. Ils s’imaginent avec le même statut que le chef de famille. C’est à eux de garder la maison et de surveiller les allées et venues des occupants. Ils n’ont donc pas le temps de jouer, car ils ont trop à faire ! Si en revanche, on leur « explique » qu’ils n’ont plus cette lourde responsabilité de chef de famille, ces chiens reprennent des activités de jeu, signe qu’ils se détendent à nouveau.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *