L’AGRESSIVITÉ

L’AGRESSIVITÉ

Chien qui aboie ne mord pas. L’adage ne doit pas être généralisé, mais il se vérifie souvent. L’inverse – Le chien qui n’aboie pas est un mordeur – est-il plus ou moins exact ? En fait, ce n’est pas principalement avec la voix que les chiens s’expriment. L’agressivité, ça se voit plus que ça ne s’entend.

La peur

L’attitude d’agressivité par peur ressemble à la menace, notamment au niveau du poil hérissé et des dents à découvert. Mais un coup d’œil sur ses oreilles, couchées ou ramenées vers l’arrière, ainsi que sur la queue, beaucoup moins visible, voire entre les jambes, indique que la peur le dispute à la menace. Une oreille couchée et l’autre dressée signalent un peu d’hésitation alors que la queue rabattue, le corps prêt à reculer indiquent qu’il n’attend qu’une occasion pour se défiler… ou donner vite un coup de dents si la personne ou l’animal rebrousse chemin. Il faut s’éloigner sans lui tourner le dos !

La menace

Son regard est fixe, ses oreilles redressées (autant qu’il le peut), il se fait le plus important possible en hérissant le poil de l’échine, la queue est dressée et bien-sûr, ses lèvres découvrent ses crocs. Le doute n’est pas permis sur ses intentions agressives – en particulier – à cause de ses oreilles. Si l’« adversaire » s’avance encore, le regarde droit dans les yeux, il peut bondir comme l’éclair, même s’il a l’air pataud. Attention danger !

La clôture

S’il a l’instinct de territoire, ses maîtres ont le sens de ka propriété : bref, tous sont d’accord pour considérer la clôture et le portail comme sacrés, infranchissables à tout inconnu. Se sachant chez lui, le chien s’excite d’autant plus qui ceux qui longent la clôture finissent par disparaître. Que le portail soit exceptionnellement resté ouvert par inadvertance et le chien, surpris, fera comme s’il était fermé, se gardant bien d’aller porter le conflit sur la voie publique !

L’instinct de prédation

Qu’un animal détale devant lui et l’instinct de prédateur du chien se réveille instantanément : il se croit face à une proie à pourchasser. Ce reflexe de poursuite est souvent à l’origine de la « haine » entre chien et chat. Ce dernier préfère la retraite, comptant sur ses aptitudes à bondir ou disparaître dans un endroit inaccessible au chien plutôt que de faire face. De fuite en poursuite l’instinct de prédation s’exacerbe de plus en plus, quelques coups de griffes sur la truffe aggravant encore la situation.

Entre mâles

Ils sont guidés par leurs hormones et ont tendance à considérer tout congénère du même sexe comme un rival, qu’il y ait ou non une femelle dans les parages. Les mâles des canidés sauvages ont souvent des territoires de plusieurs kilomètres carrés, et on comprend que le chien se sente un peu à l’étroit dans l’espace imparti par ses maîtres. D’où la tendance de nombre d’entre eux à fuguer : ce n’est pas du vagabondage, mais la recherche d’un territoire le plus vaste possible.

La laisse

C’est une courroie de transmission : quand elle se tend, c’est que le maitre a perçu un danger. Attaché à son chien, le maître devient en quelque sorte une propriété à garder et à défendre puisque sa longueur délimite un territoire. Il suffit souvent de lâcher la laisse pour que l’agressivité s’évanouisse. La chaîne, le chenil exigu, qui ne permettent pas au chien de battre en retraite, font qu’il se sent très fréquemment agressé, ce qui altère peu à peu son équilibre.

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